Hustle butter

Santé

comment No Comments

Par dar-saint-louis

Le Hustle Butter, c’est LE produit chouchou du monde du tatouage. Un beurre de soin 100 % végétal qui s’utilise avant, pendant et après la séance. Les tatoueurs l’ont adopté pour remplacer la vaseline, et les tatoués pour soigner leur peau fraîchement encrée.

À la base, c’est une marque américaine, Hustle Butter Deluxe, lancée par le tatoueur Richie Bulldog. La recette mise sur le beurre de karité, la mangue et la noix de coco. Et contrairement aux produits à base de pétrole, il ne bouche pas la peau et ne tire pas l’encre.

Je t’explique ici ce qu’il contient, comment l’utiliser à chaque étape du tatouage, ce qu’il vaut face à la concurrence et les pièges à éviter. Franchement, même sans tatouage, ce pot peut rendre service à une peau sèche.

L’essentiel à retenir

  • Le Hustle Butter est un beurre de soin vegan pour tatouage, sans pétrole ni paraben.
  • Il s’utilise avant, pendant la séance et durant toute la cicatrisation.
  • Application en couche fine, 2 à 3 fois par jour sur tatouage frais.
  • Compte 20 à 25 euros le pot de 150 ml, qui dure plusieurs mois.

Ces infos ne remplacent pas un avis médical. Consulte un pro de santé en cas de doute.

Ce qu’il y a dans le pot

La base, c’est un trio de beurres végétaux : karité, mangue et aloé. S’y ajoutent l’huile de coco, le jus de papaye et la vitamine E. Aucun dérivé du pétrole, aucun produit animal, pas de paraben.

Cette composition donne une texture qui fond au contact de la peau, sans film gras épais. La peau respire, les pores ne sont pas obstrués. Donc la croûte de cicatrisation reste souple au lieu de craqueler.

L’odeur, très coco vanillée, divise un peu. Perso, je la trouve agréable, mais si tu détestes le monoï, tu es prévenu. Elle s’estompe en quelques minutes après application.

Lire aussi :  Mallette medicale

Quel usage pour ton tatouage ?

Étape :

Le saviez-vous ?

Pendant des décennies, la vaseline a régné dans les studios de tatouage. Sauf qu’un corps gras à base de pétrole peut littéralement aspirer une partie de l’encre fraîche et boucher les pores. Le Hustle Butter est arrivé en 2009 avec un argument choc : utilisable du début à la fin de la séance sans toucher aux pigments. Une bonne partie des studios américains a basculé en quelques années.

Comment l’utiliser pendant la cicatrisation

Les trois premières semaines décident de la qualité finale du tatouage. Lave la zone deux fois par jour à l’eau tiède avec un savon au pH neutre, puis sèche en tamponnant avec un essuie-tout propre. Jamais de frottement.

Applique ensuite une couche fine de Hustle Butter, à peine visible. La peau doit être nourrie, pas noyée sous le gras. Et lave-toi les mains avant chaque application, un tatouage frais reste une plaie ouverte.

Pendant cette période, pas de piscine, pas de sauna, pas d’exposition au soleil. Les démangeaisons des jours 5 à 10 sont normales : on tapote, on ne gratte pas. D’ailleurs, une noisette de beurre calme bien l’envie de gratter.

PériodeFréquence d’applicationPoints de vigilance
Jours 1 à 33 fois par jourLavage doux avant chaque application
Jours 4 à 102 à 3 fois par jourDémangeaisons : tapoter, jamais gratter
Jours 11 à 212 fois par jourLaisser les peaux mortes tomber seules
Après 1 moisSelon besoinProtection solaire indispensable

Hustle Butter face à la concurrence

Face aux crèmes classiques de cicatrisation type Bepanthen, le Hustle Butter joue la carte du naturel et du confort. Les crèmes pharmaceutiques restent efficaces, mais leur texture épaisse colle aux vêtements. Le beurre, lui, pénètre en quelques minutes.

Face aux autres produits spécialisés comme After Inked ou Tattoo Goo, la différence se joue sur la polyvalence. Un seul pot couvre la préparation, la séance et l’après. Du coup, le prix plus élevé se justifie sur la durée.

Lire aussi :  Que faire en cas de brulure

Et pour les peaux sensibles, la formule vegan sans parfum de synthèse passe généralement bien. En cas d’eczéma ou d’allergie connue aux fruits exotiques, teste sur une petite zone de peau saine 48 heures avant. Au moindre doute sur une réaction, direction le médecin.

Mon vécu

Pour mon avant-bras tatoué en mars dernier, une pièce de 12 cm sur 8, le tatoueur a travaillé au Hustle Butter du début à la fin. J’ai continué à la maison : 21 jours, deux applications par jour, et la pièce a pelé sans une seule croûte épaisse. Mon pot de 150 ml acheté 23 euros est encore aux deux tiers plein six mois après. Comparé à la cicatrisation laborieuse de mon premier tatouage à la crème classique, aucun match.

Bons côtés

  • Formule vegan sans pétrole
  • Un seul produit pour toutes les étapes
  • Texture fondante non collante
  • Pot très économique à l’usage

Limites

  • Prix d’achat élevé (20-25 €)
  • Odeur coco qui ne plaît pas à tous
  • Moins trouvable en pharmacie
  • Contrefaçons sur certaines marketplaces

Prix, formats et où l’acheter

Le pot classique de 150 ml (5 oz) se négocie entre 20 et 25 euros. Il existe un format voyage de 30 ml autour de 8 euros, parfait pour tester ou glisser dans un sac. Les studios de tatouage en vendent souvent à la caisse.

En ligne, privilégie les revendeurs officiels ou les boutiques spécialisées tatouage. Les contrefaçons existent, avec des textures granuleuses et des parfums chimiques. Un prix anormalement bas, sous les 12 euros le grand pot, doit te mettre la puce à l’oreille.

Niveau conservation, le beurre se garde 12 mois après ouverture, à température ambiante et à l’abri du soleil. S’il fait très chaud, la texture ramollit sans perdre ses propriétés. Un passage au frigo lui redonne sa consistance.

Lire aussi :  Brulure main

Le piège classique

Tartiner une couche épaisse « pour mieux nourrir ». C’est l’inverse qui se produit : la peau macère sous le gras, les pores s’encombrent et des petits boutons apparaissent sur le tatouage. La bonne dose laisse un léger satiné, pas une couche blanche visible. Si ça brille fort, il y en a trop.

L’astuce du pro

Prélève toujours le beurre avec une spatule propre ou un coton-tige, jamais avec les doigts qui ont touché le tatouage. Un pot contaminé par des bactéries devient un nid à infection pour les trois semaines de soin. Les tatoueurs travaillent pareil en studio, avec des spatules jetables.

Pour aller plus loin, je te conseille la crème Ialuset qui complète bien ce sujet côté cicatrisation. la pommade Ialuset donne aussi des repères utiles sur l’acide hyaluronique. Et les remèdes contre le coup de soleil apporte un éclairage intéressant pour protéger un tatouage l’été.

Questions fréquentes sur le Hustle Butter

Le Hustle Butter convient-il aux tatouages en couleur ?

Oui, et c’est même un de ses arguments. Sans dérivé de pétrole, il ne tire pas les pigments pendant la séance et n’altère pas les couleurs pendant la cicatrisation. Beaucoup de tatoueurs spécialisés couleur ne jurent que par lui.

Peut-on l’utiliser sur autre chose qu’un tatouage ?

Sans problème : mains sèches, coudes rêches, cuticules, voire pointes de cheveux. C’est un beurre cosmétique avant tout. Mais réserve un pot dédié à ton tatouage frais pour éviter les contaminations croisées.

Combien de temps dure un pot de 150 ml ?

Pour la cicatrisation complète d’une pièce de taille moyenne, tu consommeras à peine un quart du pot en trois semaines. En usage d’entretien ensuite, le pot tient facilement six mois à un an. Le coût mensuel réel tombe donc autour de 2 à 3 euros.

Laisser un commentaire